Le PSG a manqué l’occasion de reprendre la 3e place à Lyon en s’inclinant sur la pelouse de Bordeaux (1-0), lors de la 36e journée. Le club de la capitale est à deux points de l’OL alors qu’il reste deux journées à jouer.
BORDEAUX – PARIS-SG : 1-0
But : Diabaté (6e s.p.)
Il suffit de voir le visage de Nene pour comprendre. “C’est vraiment dur de rater une chance comme ça, enrage le Brésilien au micro de Foot +. C’est dégoûtant. ” Mercredi, Paris a effectivement manqué une occasion en or. Sa défaite en terre girondine – la dixième en onze déplacements à Bordeaux ! – prive le PSG d’une troisième place qui lui tendait les bras après le nul de Lyon à Brest (1-1), lundi. Le club de la capitale reste à deux longueurs de l’OL. Nene promet que “Paris va essayer jusqu’à la fin”. Que “mathématiquement, ce n’est pas fini”. Mais franchement, à Chaban-Delmas, le PSG a sérieusement hypothéqué ses chances de finir la saison sur le podium. A moins d’un scénario hautement favorable, l’équipe d’Antoine Kombouaré regardera la Ligue des Champions devant la télé l’an prochain.
“L’une de nos pires entames de match”
Pour se prémunir de tout coup de fatigue, l’entraîneur kanak a d’abord surpris en laissant Hoarau, Giuly et Bodmer sur le banc. La titularisation de Jean-Christophe Bahebeck était aussi un pari audacieux. Il s’est avéré plutôt pertinent : le jeune Parisien n’a pas manqué ses premiers pas en Ligue 1 en faisant parler son culot, sa vitesse et son sens de l’effort. Mais le but précoce de Cheick Diabaté, sur penalty (1-0, 6e), a sérieusement contrarié les desseins parisiens. De l’aveu-même de Kombouaré, le PSG a réalisé “l’une de ses plus mauvaises entames de match”.
Carrasso, ce héros
Sous une chaleur étouffante, son équipe a souffert physiquement. Mais la finale de Coupe de France perdue face à Lille (0-1) avait visiblement laissé quelques traces dans les têtes. Alors Kombouaré a tenté un nouveau coup de poker, en lançant Bodmer et Hoarau dès la 53e minute. Paris a alors délaissé son 4-2-3-1 pour un 4-4-2 en losange plus offensif. Après l’entrée de Giuly (83e), Paris a carrément terminé la rencontre avec cinq attaquants et le seul Bodmer en récupérateur. Evidemment, le PSG s’est créé des occasions franches. A chaque fois, Cédric Carrasso a sorti le grand jeu. Le gardien bordelais s’était déjà montré héroïque devant Chantôme (32e). A lui seul, il a écoeuré Bodmer (56e), Hoarau (68e) et Nene (70e). Le mal parisien est récurrent : PSG pêche dans le dernier geste. A Bordeaux, il n’a cadré que neuf de ses vingt-deux tirs. La saison des vendanges ? On le saura après la réception de Lille et le déplacement à Saint-Etienne.




























