Chronique : Enfin le début d’une nouvelle ère ?

David 12 décembre 2012 0
Chronique : Enfin le début d’une nouvelle ère ?

On avait tous prédit, assez logiquement, une domination nette du PSG sur la Ligue 1. Après plusieurs mois de tâtonnement, le club de la capitale semble avoir trouvé la bonne carburation, corrigeant sans trembler Evian TG, mais aussi et surtout Valenciennes, qui n’avait pourtant jamais perdu à domicile cette saison en championnat. Le PSG est-il définitivement lancé ?

Un effectif enfin opérationnel

Même si on ne va pas plaindre le PSG, dont les moyens sont nettement supérieurs à ses concurrents nationaux, il faut avouer que le club de la capitale a joué de malchance depuis le début de la saison, et même en amont. Blessé lors de la finale de l’Euro, Thiago Motta a mis un temps fou pour redevenir le milieu intraitable qui fait de lui un homme de base d’Ancelotti. Lavezzi a lui été expulsé très tôt dans la saison, avant d’accumuler les pépins physiques. On se souvient encore de sa sortie pleine de frustration à Porto en octobre, contrastant avec sa joie du match retour où il a inscrit le but vainqueur. Enfin, d’autres éléments comme Van der Wiel, Sissoko, Pastore et Bodmer, ont également été pris dans une spirale négative, la faute à de faibles performances individuelles ou des absences prolongées.

Quand on additionne le nombre de joueurs pas encore aptes à évoluer à 100%, ça faisait quand même beaucoup. Car Thiago Silva et Ibrahimovic ne peuvent substituer toute une équipe, fussent-ils aidés par des joueurs qui ont su élever leur niveau de jeu comme Sirigu, Matuidi, Ménez ou Verratti, même si ce dernier s’est un peu éteint depuis. Néanmoins, maintenant que (presque) tout ce beau monde est enfin dans des conditions optimales pour jouer, le PSG semble trop fort pour la concurrence. Depuis deux matches, c’est même la boucherie pour les Rouge et Bleu qui ont infligé le même tarif de quatre buts à rien à Evian TG et Valenciennes.

Un état d’esprit qui fait la différence

Le talent individuel des Parisiens est indiscutable. Voilà qu’il s’accorde dans une symphonie où plus personne ne cherche à jouer un rôle inapproprié de soliste. Le fait d’avoir changé de schéma de jeu, ou d’avoir partagé une pizza avec Enrico Macias, ne suffit pas à expliquer ce changement de rendement dans l’équipe francilienne. L’engagement et le sérieux des joueurs m’ont d’ailleurs plus marqué que leurs gestes inspirés. Les protégés d’Ancelotti semblent avoir compris qu’il fallait d’abord faire preuve de rigueur, pour ensuite exprimer son talent dans de bonnes conditions. En s’appliquant dans les duels, en faisant les efforts, on a plus souvent le ballon, et donc plus le droit à la fantaisie (et à l’erreur). Le Barça, qu’on admire tous pour son génie, en est le plus bel exemple, grâce à une rigueur dans la récupération qu’on oublie trop souvent de mettre en avant.

Contre Valenciennes, Lavezzi s’est battu comme un chiffonnier à quelques minutes de la fin pour arracher un ballon au défenseur adverse dans sa surface, alors que le match était joué depuis longtemps. Cette action anodine symbolise l’état d’esprit nouveau qui anime les joueurs, peut-être trop suffisants lors de quelques matches du début de saison. Rigueur, esprit d’équipe, talent… Il ne semble plus manquer grand-chose à cette formation. Selon toute vraisemblance, le meilleur est encore à venir. Ça promet.

Darinh Mongkhoun
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