Antoine Kombouaré était bien sûr heureux de la victoire du PSG face à Auxerre (3-2), mais l’entraineur parisien s’est montré un brin philosophe à l’heure de parler des rumeurs de remplacement à son égard :
«Antoine Kombouaré, êtes-vous soulagé après cette victoire?
Non, on ne parle pas de soulagement, on parle de récompense par rapport au travail fourni par les joueurs. Ils ont fait un très grand match, une grosse performance. Ils ont affiché un état d’esprit irréprochable. Quand on s’investit, il y a une récompense au bout, enfin ! Je les félicite. C’est fantastique ce qu’ils ont fait aujourd’hui. Je suis vraiment très fier de ce qu’ils ont montré.
«Aujourd’hui je suis ici, demain je serai ailleurs.»
Est-ce selon vous le résultat d’une prise de conscience de la part des joueurs, de la situation ?
C’est le travail de sape qu’on a accompli en première mi-temps qui a permis d’avoir la récompense. Les efforts qu’on a faits à ce moment-là ont permis d’accentuer la difficulté pour la défense d’Auxerre, qui a fini par lâcher. Les joueurs ont été énormes sur le plan du jeu. J’ai vu beaucoup de choses intéressantes, beaucoup de frappes. On a eu envie d’aller de l’avant.
A quoi est dû ce nouvel état d’esprit ?
Je n’ai jamais douté de la qualité des joueurs. Ceux qui connaissent un peu le foot savent qu’une saison dure onze mois. C’est très long, c’est un marathon. Et forcément dans une saison, on connaît des périodes difficiles. C’est aujourd’hui. Mais c’est très intéressant parce que cela permet de tirer beaucoup d’enseignements sur la valeur d’un groupe, sur sa capacité à rebondir. Je préfère que ce soit aujourd’hui plutôt qu’au mois de mars ou avril, dans le sprint final où ça pourrait faire plus de dégâts.
«On s’est un peu reposé sur nos lauriers. On s’est un peu pris pour d’autres.»
Comment expliquez-vous cette mauvaise période passée ?
On s’est un peu reposé sur nos lauriers. On s’est un peu pris pour d’autres. On a marché sur l’eau en début de saison. On avait l’impression que rien ne pouvait nous arriver et on n’a fait moins d’efforts. En traversant cette petite crise, on a pris quelques gifles avec l’envie de repartir de l’avant. Les joueurs ont fait ce qu’il fallait. Mais ce n’est que le début. J’attends maintenant la confirmation, samedi prochain à Sochaux.
N’est-ce pas trop dur de travailler avec cette immense pression ?
La pression permet de rester éveillé, concentré. Ça prend du temps de construire une équipe, mais je suis prêt pour le combat et un entraîneur comblé. Je reste comme je suis. Aujourd’hui je suis ici, demain je serai ailleurs. Il n’y a que les murs qui ne bougent pas. »


























